Madjré ou les allers-retours surprise !

Publié le par Miange

Vous vous souvenez sûrement de mon 1er aller à Madjré avec un zem unijambiste… Voici la suite de mes allers-venues Dogbo-Madjré avec, toujours, des surprises à la clé !

1ère fois :
Aller avec Janvier.
Anne-Sophie était venue me chercher en 4x4… Bonne surprise !

2ème fois :
Aller sans problème à Madjré.
Retour en 4x4, mais cette fois-ci, avec le 4x4 (don de Raoul Follereau) des Sœurs qui tiennent la léproserie, avec, pour excellent chauffeur (il faut bien le reconnaître ;-)) Marie-Ange Toupet… Autre surprise ! Heureusement, il est tout neuf, se  conduit très bien et sur cette piste, il n’y a pas trop de chauffards !

3ème fois :
Négociation un peu plus rude car le prix de l’essence à augmenter. J’augmente un peu mon prix de base, il baisse beaucoup le sien et nous y allons !
Retour prévu à 17h30… ça traîne un peu et nous (un ami des Sœurs et moi-même) partons vers 18h15, toujours en moto (ou plutôt mobylette) ! Je me dis : « C’est bon, on va être rentré avant la nuit ! »

Petit rappel : la nuit tombe ici vers 19h et elle tombe ultra-rapidement ! Il vaut mieux ne pas conduire de nuit car les piétons ne sont jamais éclairés, les vélos très peu, les voitures sont parfois borgnes (un seul phare qui fonctionne… l’on peut donc penser que c’est une moto, et parfois jusqu’au dernier moment. Conséquences : coups de volant, bas-côtés…) et les motos souvent avec un phare mais pas toujours !


Malheureusement, en traversant un petit village, on nous indique qu’il a plu sur Dogbo. Ici, quand il pleut, ce n’est pas la petite pluie fine de Picardie qui dure toute la journée, voire plusieurs jours de suite sans s’arrêter. Ici, la pluie ne dure généralement pas longtemps mais c’est des trombes d’eau qui tombent du ciel. On attend que la pluie passe et les activités redémarrent. Le problème se pose quand ton activité, à ce moment-là, consiste à te rendre d’un point à un autre pour rentrer chez toi par exemple, et que justement, la route de ton domicile n’est pas goudronnée… Vous voyez, j’en suis sûre, où je veux en venir, non ?!

On nous indique donc qu’une partie de la piste est impraticable et mon chauffeur décide de prendre un autre chemin, un chemin de terre qui relie les « villages » (ou plutôt des groupements de quelques maisons) entre eux.

Pas besoin d’être un bon mathématicien pour savoir que Terre + Pluie = Boue et que Boue + Mobylette = Glissades !

Coups de volant par-ci, pose du pied par terre par-là, flaques d’eau par-ci, éclaboussures par-là, glissades par-ci, déséquilibres par-là… Vous auriez dû voir la « Yovo » (c’est comme ça qu’on appelle les Blancs ici !) descendre de son zem et marcher derrière chaque fois qu’une situation un peu complexe – que l’on peut nommer embourbement pur et dur sans se tromper – se produisait. Le zem en lui-même n’était pas très stable, mais moi, dans mes nu-pieds, non plus ! La boue, ça glisse !

Nous rejoignons enfin la piste habituelle… il fait déjà nuit mais celle-ci est praticable même si cela demande une concentration extrême, surtout quand un véhicule plein phare se dirige vers nous !

Je ne saurai jamais si la piste en amont était vraiment impraticable mais vu l’état de la piste en aval, je pense que le chemin habituel aurait été moins scabreux (Réponse d’Anne-So : « Pas sûr… ») !

Enfin bon, nous sommes arrivés à bon port et c’est ce qui compte !

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O
<br /> Hi,<br /> Vraiment intéressant! et voilà que tu vis déjà le quotidien de la vie au Bénin. Et bien en saison pluvieuse c'est pas vraiment drole hein, surtout pour un Yovo. C'est une expérience unique n'est-ce<br /> pas. En tout cas beaucoup de courage.<br /> ciao<br /> <br /> <br />
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